Au temps jadis: Chez Bourgeois à Rawdon, le service à la clientèle, c’est dans les gènes familiaux
« Mon auto est tombée en panne, mais Bourgeois m’a prêté sa Ninety-Eight. » C’est avec empressement que Serge Bourgeois s’occupait des clients de sa concession Chevrolet Oldsmobile de Rawdon. Cette façon de faire, il l’inculquera à son fils Mario, son successeur. Ce dernier le fera aussi avec ses trois enfants : Christine, Olivier et Andrée-Anne; le jeune trio avec lequel il dirige désormais l’entreprise familiale devenue Bourgeois Chevrolet Buick GMC.
« C’est la formule gagnante. On tente simplement de l’améliorer. » – Christine, 32 ans
« Lorsqu’on vend un véhicule, on veut que ça devienne la plus belle expérience pour le client. Dans le temps de mon père, c’était déjà comme ça », affirme Mario, 59 ans. Cette philosophie, ses trois jeunes partenaires y adhèrent sans hésiter, confirme Christine, 32 ans : « C’est la formule gagnante. On tente simplement de l’améliorer. »
Une histoire qui date
Ce devait être dans les gènes familiaux, croit Mario. Car les Bourgeois de Lanaudière et de l’automobile, c’est une histoire qui remonte aux années 50. À cette époque, Serge ouvre un garage à Sainte-Marcelline, un village voisin. Mécanicien d’expérience, il s’associe à Roland Allard, un spécialiste des tuneup. Tous deux s’affairent autour des pompes à essence et dans l’atelier de réparations. Puis, en 1959, ils obtiennent une agence Renault et, jusqu’au début des années 60, ils vendent des Dauphine et des Caravelle françaises à moteur arrière.
En novembre 1964, Serge s’associe à son frère Roger. Ils fondent S.-R. Bourgeois & Frère ltée, une concession Chevrolet Oldsmobile située sur la rue Queen à Rawdon, face au site où la concession est relocalisée en 1976.
Image du haut: Le 4 novembre 1959, le journal L’Étoile du nord de Joliette publie cette publicité de Renault Canada, qui annonce l’attribution d’une agence au garage Bourgeois & Allard de Sainte-Marcelline. Image du bas: Cette publicité tirée de L’Étoile du nord du 31 mars 1965 évoque l’ouverture récente de la concession Chevrolet Oldsmobile des frères Bourgeois, à Rawdon. Crédit photo : BAnQ
Dans les années 90, Mario remplace son oncle, puis son père. Ses trois enfants se joignent à lui à partir de 2015. Trois générations qui valorisent l’atmosphère familiale, explique Andrée-Anne, 30 ans : « Pour le client qui vient ici depuis 20 ans, le vendeur comme le technicien, ce sont des amis. » Des amis qui se côtoient parfois longtemps, comme Jean-Jacques Pichette, 82 ans. Il a acheté des autos des trois générations de Bourgeois : de Serge, Mario et Olivier. « Il y a sûrement peu de concessionnaires qui gardent leurs clients pendant 50 ans », renchérit Olivier, 27 ans.
Champions des VÉ !
Aujourd’hui, la concession est devenue une favorite des acheteurs de Corvette, mais on la connaît davantage pour son succès avec l’électromobilité. Dès 2013, deux ans après l’arrivée des premières Volt au pays, l’entreprise lanaudoise s’attaque au créneau des véhicules électrifiés. Depuis, elle se maintient au premier rang des ventes de VÉ chez GM Canada.
En développant une expertise dans la vente et la réparation de ces véhicules, l’entreprise a établi une notoriété qui s’est rapidement étendue à l’ensemble de la province. Les réseaux sociaux aidant, Bourgeois a livré des VÉ à Rimouski, à Chibougamau, au Lac-Saint-Jean, en Gaspésie et même aux Îles-de-la-Madeleine.
En 2021, 45 % des quelque 1000 véhicules (neufs et d’occasion) vendus à Rawdon étaient des VÉ.
En 2021, 45 % des quelque 1000 véhicules (neufs et d’occasion) vendus à Rawdon étaient des VÉ. Or, l’arrivée de nouveaux modèles électriques va accentuer ce pourcentage. « Nous sommes prêts », s’exclame Mario, proactif comme ses partenaires. Les premières camionnettes électriques de GM n’arriveront qu’en 2024, mais la borne de niveau 3 et les monte-charge exigés par le constructeur pour permettre leur vente sont déjà là !
Sur la photo d’en-tête
Les quatre copropriétaires actuels de Bourgeois Chevrolet Buick GMC : (de g. à d.) Andrée-Anne, Christine, Mario et Olivier Bourgeois. Photo : Luc Gagné Partager